Anbeilles en danger !

Depuis la fin des années 90, les apiculteurs du monde entier constatent un recul inhabituel du nombre de colonies. Les pays d’Europe centrale sont également très touchés - la Suisse y compris.

Les abeilles ne sont pas seulement importantes parce qu’elles fabriquent du miel, elles exercent un rôle majeur dans la production de notre nourriture. La production mondiale de nourriture - légumes, fruits, noix, épices et huiles végétales - dépend à un tiers des insectes pollinisateurs. Des insectes tels que les bourdons, guêpes, papillons et mouches.

Sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, 71 dépendent des abeilles pour leur pollinisation. 4'000 variétés de légumes cultivés en Europe n’existeraient pas sans le travail assidu des abeilles. Depuis quelques années, on observe dans le monde entier un déclin massif des abeilles.

En France, depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent.Il faut savoir que la plus grande consommation de miel en France est assurée par l'importation et provient d'espagne ou l'agriculture trangénique est arrivé en force ! Ce qui veut dire qu'en mangeant du miel produit par des abeilles ayant butiné sur des fleurs  contaminées par les OGM nous injectons
nous aussi dans nos organisme des OGM !

 Ce phénomène touche d’autres pays d’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Cette surmortalité alarmante s’est accélérée depuis le milieu des années 1990, des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années. Les causes de ce désastre ? L’usage intensif de produits phytosanitaires, qui intoxiquent les abeilles, favorise en diminuant les défenses immunitaires les infections parasitaires, dont le redoutable varroa. Et l’apparition d’un nouveau et terrible prédateur, le frelon asiatique.

Des intoxications massives et brutales, dues à certains produits chimiques.
L’agriculture intensive a généralisé les engrais et les substances phytosanitaires (fongicides, insecticides, herbicides).
Pour préserver les abeilles, l’utilisation de ces produits pendant la floraison des grandes cultures a été interdite dans les années 70. Mais, en 1995, apparaissent les insecticides systémiques neurotoxiques, qui se diffusent dans toute la plante au fur et mesure de sa croissance, y compris dans les fleurs que butinent les abeilles. Confrontées à des résidus même infinitésimaux, celles-ci sont désorientées, se refroidissent et ne retrouvent plus leurs ruches. Leur système immunitaire étant affaibli, elles peuvent aussi développer des maladies neurodégénératives qui entraînent la mort en quelques jours.
En 1999 puis en 2004, grâce à l’action de l’UNAF et des apiculteurs, les pouvoirs publics reconnaissent la toxicité de deux molécules et suspendent la commercialisation du Gaucho® sur tournesol et maïs et du Régent® sur toutes les cultures.
Le problème n’est pas résolu pour autant car de nouveaux produits similaires prennent le relais.
Des maladies contagieuses et des parasites, qui se propagent rapidement.
Comme tous les êtres vivants, les abeilles peuvent être victimes de maladies plus ou moins graves, comme les loques, qui s’attaquent au couvain. Depuis trente ans, les apiculteurs constatent une recrudescence de ces maladies qu’ils ont de plus en plus de mal à soigner, même lorsqu’il existe des traitements adaptés.



Le varroa : un véritable vampire des ruchers.
Le varroa est un acarien visible à l’oeil nu, qui est passé de l’abeille d’Asie, Apis Cerena à notre abeille européenne Apis Mellifera au début des années 1980. Depuis, ce parasite a gagné la totalité des départements français et il provoque des dommages considérables dans les ruchers qu’il infeste. Il s’attaque aux ouvrières et bourdons adultes, mais également aux larves. La femelle varroa très prolifique pond ses oeufs dans les cellules de couvain, ainsi les jeunes parasitent les larves pour se développer à leurs dépens.

Le frelon asiatique : un terrible tueur d’abeilles.
Depuis peu, une nouvelle espèce de frelon, le frelon asiatique (Vespa Valutina) se propage à toute allure sur notre territoire. Importé de Chine dans des poteries, il est arrivé en Aquitaine en 2004 et on constate sa présence aujourd’hui jusqu’en Ile de France. Particulièrement agressif, y compris à l’égard de l’homme, s’il est dérangé, c’est un épouvantable prédateur pour les abeilles dont il aime se régaler. Une dizaine de frelons en vol stationnaire suffisent à décimer une colonie en quelques jours.
L’UNAF demande que l’espèce soit classée nuisible pour organiser efficacement la lutte contre cet exterminateur de ruches.
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